Et quand on a pas d’abonnement à une plateforme de contenu en ligne payante on regarde quoi ? #1

Fil d'ariane

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Et bien on regarde quand même des films,

par exemple le très amusant « Quallunaat ! pourquoi les Blancs sont drôles » (à voir ici). Ou quand les Inuits décident de jouer aux scientifiques et d’enquêter sur cette très curieuse tribu qu'est l’Homme Blanc…
« Drôle? Qu’est-ce que les Blancs, que les Inuits appellent Qallunaat, ont de si drôle ? Eh bien, parmi les comportements étranges qui les caractérisent, les Qallunaat échangent des inepties en guise de salutations, répriment leurs fonctions physiologiques, se plaignent constamment du froid et semblent avoir une propension à vouloir dominer le monde... »

 

Qallunaat! Pourquoi les blancs sont drôles, Mark Sandiford, offert par l'Office national du film du Canada


Et quoi d’autre ? Cette boutade en forme d’anthropologie inversée a été glanée sur le site Bed (Bretagne et Diversité), qui propose près de 800 titres consacrés à la diversité culturelle, à l’ethnologie et au cinéma des peuples autochtones. On y trouve par exemple aussi bien les films de l’anthropologue Barbara Glowczewski, spécialiste de l’Australie, que ceux du réalisateur inuit Zacharias Kunuk, Caméra d’or au Festival de Cannes en 2001 pour son « Atanarjuat, la légende de l’homme rapide ».


Le monde étant ce qu’il est, nombre de films sont des témoignages de luttes, comme celle des Indiens de Tehuantepec menée contre la construction d’un gigantesque parc éolien sur leurs terres (Le vent de la révolte) ou celle des aborigènes australiens contre l’enfouissement de déchets radioactifs sur un site sacré (Soverignty dreaming). D’autres rappellent ou mettent en scène quelque page d’histoire, comme le souvenir de la dernière révolte kanak de 1917 (La dernière révolte). Un regard plus poétique s’exprime également à travers plusieurs courts métrages : ainsi du sensible tableau du monde chargé de symboles dans lequel vivent de jeunes indiens micmacs (Le monde va nous prendre pour des sauvages) ou de telle fable ou conte traditionnel (Comment les humains ont obtenu le feu).


Enfin, la musique elle aussi est présente, qu’il s’agisse du chant des Ouïghours résistants à l’acculturation chinoise (Le torrent qui porta le chant aux Ouïghours), des mélodies des bergers turcs animant les fêtes paysannes dans les montagnes du Taurus (Derrière la forêt), des tribulations de musiciens bulgares, virtuoses de village embauchés pour aller jouer à Bruxelles (Virtuosi de nulle part), ou encore des échos d’un sonneur de clarinette du Centre-Bretagne dont la mémoire reste vive aujourd’hui dans les bals et festou-noz (La fête continue).


Bref, voilà de quoi faire un petit tour dans l’histoire, passée et présente, du monde...

 

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